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Chaque création fait l'objet d'une recherche approfondie. Dans chaque œuvre, on fouille pour trouver la question centrale, celle qui la tient, la sous-tend. La question posée prend donc la place centrale et amène une implosion de l'œuvre telle que tout d'abord perçue. Nous ne sommes pas dans le "respect" du texte tel qu'habituellement pratiqué ("relecture", reconstitution) : il devient matière, pont vers d'autres œuvres. Il est malaxé, écartelé, reconstitué, mélangé à d'autres paroles. Nous revendiquons cet "irrespect" qui est pour nous un hommage à l'auteur en tant qu'être humain en mouvement de pensée, loin de toute gravue dans le marbre. La compagnie a une base philosophique nietzschéenne, c'est à dire une revendication de la liberté et du mouvement créatif : la folie comme règle, une philosophie "intempestive". Chaque concept qui surgit de la recherche est très sérieusement pratiqué, et le risque constitutif à ce type d'approche est parfaitement assumé. Il y a “jeu” des engrenages, avec les supports et les thèmes actuels : télé-réalité, publicité, questionnement du rapport d’un média à son public. Le Ministère propose donc une utilisation démocratique du média, une poétisation des moyens de communication. Les créations du Ministère sont toujours axées sur une proposition esthétique forte, et presque toujours sur un décalage subtil du cadre du spectacle. Elles proposent un théâtre contemporain, c’est à dire inscrit profondément dans son époque. Un théâtre fort et passionné, coloré, tourné vers le public |