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au format PDF le dossier de présentation (53 Mo) |
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Le propos de "La Mort de Danton" est d'être sans cesse
en création, et de faire ses révolutions en fonction
des lieux qui le visitent. D'anciens lieux industriels encore pleins
de l'énergie ouvrière, les dernières traces de
désastres, un espace vide, à remplir de nos questions,
de nos révoltes. Un monde plein de fables à reprendre,
brûler où s'approprier.
Ainsi le spectacle prend sa source, son architecture, sa dramaturgie
dans chaque lieu où il se produit.
Nous travaillons avec masques, vidéo, fauteuils roulants, tulle
et guillotine.
La traduction choisie est celle d'Arthur Adamov. Après qu'il
ait lu toutes les autres, elle est apparue à Monsieur le Ministre
comme celle qui offre le plus d'ouvertures de sens et permet le plus
de projections et distanciations poétiques. Le
“démembrement” est
le leitmotiv du
spectacle,
son anti-constitution.
Pour ouvrir des gouffres, du sens, les acteurs jouent des scènes
en décalant leur parole. Il
y a parfois discours,
hurlement au milieu
d’une scène
quotidienne. Le
spectacle va vers cela, la dramaturgie se déconstruit, et autour
de Danton tout se délite, alors qu’au contraire le discours
de Robespierre se solidifie, se catharsise.
L’Histoire dans les livres nous est racontée comme une
fable avec une morale,
avec des bons et des méchants.
C’est l’Histoire racontée par les vainqueurs, et
qui finit par s’inscrire dans les moeurs, dans les habitudes,
une pensée puissante, sous-terraine, qui guide notre vie.
Et si l’Histoire est une fable, alors
il faut revenir à la source, ouvrir les tombeaux, déterrer
les vivants.
Nous avons décidé d’explorer concrètement
ce rapport à la fable, avec des masques de corbeaux, de renards,
de loups, d’agneaux... Les personnages se les passent, se les
affublent. Choisissent leur propre masque ou
sont forcés d’en mettre un autre .
Dans l’optique du “démembrement” évoquée
plus haut, les masques guident les formes des acteurs, renversent
leurs corps, se portent à l’envers, sur un coude, une
jambe, disloquent les corps habituels, font glisser le sens.
“La raison du plus fort est toujours
la meilleure”, et les masques qui représentent
les plus faibles disparaissent au passage de la guillotine. L’être
est emporté par l’image.
Tout au long du spectacle, les fables de la Fontaine, dans une interprétation
vigoureuse, acquièrent une lumière nouvelle, invitent
à renverser, à prendre en charge les morales qu’elles
portent. Elles sont au texte de Büchner un puissant écho.
Dans chaque Ville où il se produit, le "work in progress"
intègre des élèves d'École de théâtre,
des figurants ou amateurs désireux de se produire dans la pièce.
Ils forment "le Corps Électoral" dirigé par
Mehdi Lecourt et représentent les mouvements de foule, l'opinion
publique... Ils sont comme une Bête manipulée,
ou une Page de Publicité, qui se retourne parfois contre
ses créateurs.
Une autre référence importante est celle
faite à la mise en scène de Christophe Rouxel sur
le "Marat-Sade" de Peter Weiss. Ton Ministre
y agissait alors en temps qu'acteur, dans le rôle de l'Annonceur.
"La Mort de Danton" est parcourue dans sa structure de
rappels et de références directes à ce premier
travail sur la Révolution.
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ROBESPIERRE
: "La nuit ronfle au-dessus de la terre et s'agite
en un songe atroce. Des pensées, des désirs à
peine soupçonnés, troubles et informes, qui se dissimulaient
craintivement à la lumière du jour, reçoivent
maintenant figure et relief et se glissent dans la demeure silencieuse
du rêve. Ils ouvrent les portes, regardent par les fenêtres,
s'incarnent à moitié. Les membres s'étirent dans
le sommeil, les lèvres murmurent. Ce que nous nommons veille,
n'est-ce pas aussi un rêve ?" |
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Laetitia
Andrieu : Saint-Just Caroline
Demourgues : Marion - Lucile Marc
Faillat : Camille Desmoulins Camille
Forgerit : Julie Mehdi
Lecourt : Lacroix - Simon Arnaud
Macombe : Robespierre Yann
Métivier : Danton |
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"La Mort de Danton"
de Georg Büchner, traduction d'Arthur Adamov et préface
de Marthe Robert. "La Mort de Danton"
de Georg Büchner, traduction de Bernard Chartreux, Eberhard Spreng
et Jean-Pierre Vincent. "David, L'art et le politique"
de Régis Michel et Marie-Catherine Sahut "Fables
de La Fontaine", illustrées par Gustave Doré
"cène", aux éditions Phaïdon
"Marat-Sade" de Peter Weiss "De
la démocratie en Amérique" d'Alexis de
Tocqueville "La tête de Gogol",
d'Anatoli Koroliov |
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Deuxième session au "Garage Moderne" (Bordeaux) :
Théâtre Icare (Saint-Nazaire), Conservatoire
de Bordeaux, Le
Garage Moderne, l'IDDAC |
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Solène Arbel pour avoir remplacé Laetitia sur la deuxième
session, François Mauget et le théâtre des Tafurs,
Gérard Laurent, Christophe Rouxel, Éric Dignac, Jean-Sté
et David Ponce de la Nuit Venue, Dominique Unternehr, Didier Marcel,
Christian Blanchard, Maurice Pichot, Thierry Maillard, Yann Cadoret
(pour la fiche technique), Thierry Perrin, Arnaud et Nadja, la cie
Iatus.
Sur la session du Garage Moderne, le rôle du Corps Électoral
était tenu par les élèves d'Initiations système-A
du Conservatoire de Bordeaux : Malory Bazin, Edouard Bonnet, Roxane
Brumachon, Olivier Bureau, Marion Camy-Palou, Adrien Cornaggia, Augustin
Mulliez, Marion Lambert, Louise Narat-Linol. |
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